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Signature du traité du Bardo, le 18 mai 1881 La révolution industrielle en Europe, les besoins accrus en matières premières et la recherche de débouchés pour les produits finis ont été à l'origine de l'expansion coloniale européenne en Afrique, et en Asie notamment. La Tunisie, encaissée entre l'Algérie à l'Ouest , devenue depuis 1830 colonie française et la Libye au Sud-Est, convoitée par l'Italie, était en ligne de mire. On n'attendait que le bon prétexte pour l'occuper. Celui-ci fut offert sur un plateau à l'envahisseur. La faiblesse des beys, les intrigues de leurs ministres, tels Mustapha Khaznadar et Mustapha Ben Smaïl, la pression constante des Consuls européens, la banqueroute de l'Etat, devenu otage de ses créanciers malgré les efforts du réformateur et patriote Kheireddine Pacha, ouvrirent toutes grandes les portes à l'occupation étrangère le 12 mai 1881 par la conclusion du Traité du Bardo, sous le règne de Mohamed Sadok Bey. Deux ans plus tard, les conventions de La Marsa , conclues le 5 juin 1883, vidèrent le Traité du Bardo de son contenu et dépouillèrent le Bey de toute autorité. C'est l'administration directe qui s'installe et qui fait des Tunisiens, des étrangers, dans leur propre pays. La résistance à l'occupant débuta dès 1881, à travers toutes les régions du pays et se poursuivit sous diverses formes politiques et culturelles jusqu'à l'indépendance.
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